Valoriser la création photographique et réfléchir à ses pratiques.

Juliette Agnel à la Galerie Dityvon

Au commencement étaient la mémoire, les temporalités mêlées et entrelacées du visible et de l’invisible, les passages de lumière de la terre et du ciel étoilé, les mystères coalisés des arbres et des peuples anciens et modernes. Les photographies de Juliette Agnel portent une quête à la frontière poreuse des possibles et de l’irréel. Provoquant leur part d’inconnu, ces images racontent un au-delà du réel, là où, dans la matérialité du grain et du papier, s’accouplent les clartés sombres de la nuit et du jour, où se fondent les bruissements sensibles de l’imperceptible et du tangible. L’œil y écoute, au souffle des mythes, les pulsations de l’éphémère et du pérenne. Les images, de la prise de vue à la postproduction, sont événement d’un
déchiffrement, d’une archéologie de l’énergie et des vibrations sensibles des paysages, de la puissance narrative des murmures sourds des femmes et des hommes d’un passé indéfini. Leur étrangeté inquiète la vision, infiltre ce que l’immédiateté ne donne pas à voir, la présence de l’altérité, le silence de l’immense énigmatique. Entre récit et poésie de l’instant et de l’inédit, la science et l’imaginaire, l’expérimentation et le rêve se nourrissent mutuellement à la porte du sacré

Téléchargez l’article complet de Jean-Marie Baldner au format PDF.