Le Bec en l’air
Créé en 1999, Le Bec en l’air est un éditeur indépendant installé à Marseille, dont les publications placent la photographie au cœur du récit et privilégient le dialogue entre l’image et le texte. Son catalogue réunit des écritures photographiques variées qui trouvent néanmoins une cohérence éditoriale : la photographie comme outil de questionnement du monde contemporain, qu’il s’agisse de préoccupations documentaires, esthétiques ou intimistes.
Photographes reconnus ou émergents s’y croisent, sans exclusion de style ou de sensibilité artistique : Jane Evelyn Atwood, Bruno Boudjelal, Denis Brihat, Alexa Brunet, Denis Dailleux, Arko Datto, Cédric Gerbehaye, Marion Gronier, Yohanne Lamoulère, Frédéric Lecloux, Randa Mirza, Payram, Marc Riboud, Adrien Selbert, Jean-François Spricigo, Martine Voyeux, Vanessa Winship…
Les textes, souvent bilingues français/anglais, sont confiés à des essayistes, critiques d’art ou journalistes. Quant aux écrivains, ils perçoivent dans le dialogue avec l’image un mode d’expression stimulant et souvent inédit pour eux.
Plusieurs de ses ouvrages ont été distingués, notamment par le Prix de l’Académie des beaux-arts en 2007, plusieurs Prix HIP en 2019 et 2020, et trois Prix Nadar Gens d’images : en 2015 pour Algérie, clos comme on ferme un livre ? de Bruno Boudjelal, en 2023 pour nous l’horizon resterons seul de Jean-François Spricigo et en 2026 pour Quelque chose comme une araignée de Marion Gronier.
Installé depuis 2011 à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, Le Bec en l’air est dirigé par Dominique Herbert (directeur artistique) et Fabienne Pavia (éditrice), entourés par Frédéric Lecloux (auteur et photographe).
Quelque chose comme une araignée
Avec Quelque chose comme une araignée, Marion Gronier nous entraîne dans un univers habituellement soustrait aux regards : celui des institutions psychiatriques. Entre 2022 et 2024, la photographe s’est immergée dans plusieurs établissements en France et au Sénégal, à la rencontre de personnes souffrant de troubles psychiques. De cette expérience, elle rapporte des images qui interrogent autant l’emprise de l’institution sur les corps que les impensés que nous projetons sur les personnes dites folles.
Marion GRONIER
Depuis 2004, Marion Gronier développe un travail photographique qui creuse le portrait pour en extraire sa puissance d’évocation, entre identification et altérité. Après des études de lettres et de philosophie, elle travaille trois ans au sein de l’Agence VU avant de se consacrer à ses projets personnels. Son travail s’attache à porter une critique des constructions d’assignation sociale que le portrait photographique peut autant produire qu’abolir.
Sa série, I am your fantasy (2010-2011) fait l’objet d’une exposition au Musée de la photographie de Charleroi en 2011 et d’un livre aux éditions Images en Manœuvres. En 2012, elle est lauréate de la Résidence BMW-Musée Niépce. Elle réalise Les glorieux exposés aux Rencontres d’Arles et à Paris Photo en 2013. De 2013 à 2019, elle entreprend un travail aux États-Unis sur la violence de son histoire coloniale. Cette série, We were never meant to survive, est exposée en 2021 et 2022, notamment chez Agnès b. et à la Galerie du Château d’eau à Toulouse.
Elle est publiée par Le Bec en l’air. Depuis, Marion se détache du portrait et s’ouvre à une pratique de co-création avec ses sujets pour porter à notre attention des corps invisibilisés et des récits silenciés, interroger politiquement sa position et les pouvoirs de l’image. De 2018 à 2023, elle photographie des patients et patientes d’institutions psychiatriques en France et au Sénégal. Ce travail, Quelque chose comme une araignée, est lauréat du Prix Photo Sociale 2025.
Plus d’informations dans le dossier de presse.
Déléguée du Prix Nadar :
Isabelle Rouvillois • prix-nadar@gensdimages.com
Contacts presse :
Jessica C. Garreau • mail@gensdimages.com
Fabienne Pavia / Le Bec en l’air · presse@becair.com